Au sujet du témoignage de Drahmane Touré sur Bocar Ly

fleuve_niger_guinee_conakryJ’ai pris connaissance de l’article portant témoignage de Drahmane sur Bocar Baïla LY et je souhaite faire part de mon point de vue. L’un et l’autre, fils de la Haute-Guinée, font partie de mes relations personnelles. Le premier réside toujours en Guinée et le second habite au Sénégal.

Lors d’un récent mais bref séjour à Dakar, j’ai eu un entretien avec Bocar Ly de qui j’ai exigé un certain nombre de preuves de ce que je ne cesse d’entendre. Je dis bien « exigé » car, entre amis, il n’y a que la sincérité qui vaille.

Ainsi, j’ai eu la preuve que Bocar Ly est bien passé par Harvard University. J’ai vu le diplôme correspondant, encadré dans son bureau. Par ailleurs, j’ai vérifié moi-même que son nom figurait bien dans deux annuaires prestigieux :

  1. Harvard Alumini Directory 2005 (page 1061 du volume 1) édité par « PCI » The data company publishing concepts.com
  2. Harvard Business School Club de France (page 87), edition 2007.

Sur le plan judiciaire, j’ai pris connaissance de la copie de quatre documents :

  1. L’ordonnance de non-lieu du Tribunal de 1ère instance de Conakry relative à la plainte pour détournements de deniers publics portée contre Bocar Ly par la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Cette ordonnance référence le « contrat de cessions d’actions de la société Friguia » entre Frialco représentée par M. Anthony Bouthelier, son Président (Chairman) et la République de Guinée représentée par M. Facinet Fofana, Ministre des Ressources Naturelles « dûment habilité ». Ce contrat en son article 8, intitulé « Désistements et renonciation à tous recours » stipule, entre autres : « le vendeur (Frialco), ses actionnaires (Alcan, Pechiney, Noranda et Hydro Aluminium), l’acquéreur (la République de Guinée) et Friguia renoncent définitivement les uns envers les autres, ainsi qu’à l’égard de leurs administrateurs et dirigeants respectifs, à toutes réclamations, instances et actions concernant Friguia à quelque titre que ce soit et notamment la gestion, l’administration et les activités de Friguia comme de Frialco, ainsi que tous rapports contractuels entre l’acquéreur, le vendeur, Friguia, leurs actionnaires, leurs administrateurs ou leurs dirigeants ».
  2. Une attestation du 27 avril 2000 de l’agent judiciaire de l’Etat, conseiller juridique à la Présidence de la République, selon laquelle M. Bocar Baïla Ly n’est débiteur d’aucune somme d’argent vis-à-vis de l’Etat.
  3. Une attestation du 6 juillet 2004 de M. Pierre Goudiaby, président d’Atepa Technologies SA, d’après laquelle M. Bocar Baïla Ly n’a aucun problème de gestion avec lui et qu’il connaît l’utilisation des sommes objet des chèques et virements.
  4. Un certificat de travail signé de Pierre Goudiaby en date du 2 août 2004 disant que Bocar Ly quitte la société libre de tout engagement

Ce qui précède est facilement vérifiable car, n’étant pas moi-même spécialiste d’enquête, j’ai pu le vérifier.

Dans cette histoire de gros sous, tels sont les petites pièces (non monétaires) que je suis en mesure de fournir.

Je souhaite que très bientôt toute la lumière soit faite sur les 50 ans de gestion de notre pays afin qu’on sache qui a fait quoi, quand, comment, pourquoi et pour le compte de qui.

Ibrahima Kyle Diallo

Source : Les Ondes de Guinée